L’Agriculture et les sols d’Amazonie

L’Agriculture et les sols d’Amazonie

En Amazonie, la terre est argileuse et pauvre en nutriments organiques, dont la couche n’excède pas 5 cm.
C’est ce qui explique que toutes les racines restent en surface, et que les arbres ont des "ailettes" à leur base leur permettant de rester stables.

Dans les villages indigènes que vous aurez l'occasion de visiter au cours de vos excursions en Amazonie, on produit du manioc, maïs, piment, ananas, chontaduro (palmier) ; on y pêche au filet (pêche non traditionnelle), à la ligne et à la lance (méthodes traditionnelles), et surtout la nuit. Autrefois, les indigènes fabriquaient des torches avec une résine appelée copaïba pour la chasse et la pêche nocturnes, pratiquées aujourd'hui à la lampe électrique.

Les sols étant  pauvres en nutriments organiques, on pratique une agriculture par rotations. Les arbres sont brulés et leurs cendres forment ainsi un engrais. Dans la chagra, on produit donc du manioc et des fruits pendant 1 à 2 ans au maximum. Puis, les arbres fruitiers sont conservés, mais il faudra couper et brûler à côté pour continuer à produire. Le premier verger ou Chagra ne convient plus que pour les grands arbres fruitiers, qui eux seront exploités pendant plusieurs années. Il y a souvent trois chagras en activité : une ancienne pour les arbres fruitiers, une de un à trois ans, et une nouvelle récemment semée.

Les populations natives savent gérer leur production en fonction de leurs nécessités. Les arbres sont ainsi coupés sur 1 à 4 hectares environ, à l'aide de haches en fer, qui constituaient la première monnaie d’échange apportée par les colons en échange d’enfants orphelins rapportés en Europe.
Auparavant, ils utilisaient des haches de pierre, et ceux qui n’avait  accès ni à l'une ni à l'autre allumaient un feu à la base de l’arbre pour le faire tomber.
Les haches de fer représentaient un renforcement de pouvoir important pour les chefs, qui pouvaient ainsi cultiver plus rapidement et plus facilement pour leur clan. La quantité de nourriture possédée par le chef était en effet le reflet de sa puissance et de sa capacité à nourrir les siens.En particulier lorsqu’il invitait les autres clans qu'il souhaitait impressionner, pour la célébration des cycles naturels dans sa maloca, la maison traditionnelle que vous pourrez visiter au cours de votre voyage en Amazonie. Par ailleurs, le chef devait connaitre la médecine et les cycles des maladies pour protéger son clan des épidémies.
Dans la répartition des tâches au sein du clan, les hommes coupent et brûlent les arbres, chassent, pêchent et cherchent les plantes médicinales. Les femmes quant à elles cultivent, récoltent, préparent les aliments, et transforment et administrent la médecine.

La coca et le tabac

Paradoxalement pour notre culture occidentale, la coca et le tabac sont les plantes maitresses de la médecine traditionnelle d’Amazonie. Elles sont d’un maniement très délicat, nécessitant des connaissances précises pour leur utilisation. Plantes toxiques, elles sont donc efficaces contre les bactéries et les champignons ; elles sont par ailleurs vermifuges, cicatrisantes, digestives et stimulantes.

La coca et le tabac sont traditionnellement mâchés. Ces plantes ont une signification spirituelle très importante dans la culture indigène. Elles sont à la fois opposées et complémentaires, et représentent le grand créateur de l’univers.
Les indiens que vous pourrez rencontrer lors de votre voyage en Amazonie sont animistes. Si l'on fait une comparaison avec le bouddhisme, on peut dire que la coca et le tabac représentent le yin et le yang, leur union symbolisant le Tao.

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